L'apprenti doit être âgé au minimum de 16 ans.
L'apprenti doit être âgé au maximum de 29 ans révolus (30 ans moins 1 jour) au moment de la signature du contrat.
L'apprenti peut être âgé au maximum de 35 ans révolus (36 ans moins 1 jour) dans les cas suivants :
• Apprenti signant un nouveau contrat pour accéder à un niveau de diplôme supérieur à celui déjà obtenu
• Précédent contrat de l'apprenti rompu pour des raisons indépendantes de sa volonté
• Précédent contrat de l'apprenti rompu pour inaptitude physique et temporaire.
Dans ces cas, il ne doit pas s'écouler plus d'1 an entre les 2 contrats.
Il n'y a pas d'âge maximum dans les cas suivants :
• Apprenti reconnu travailleur handicapé
• Apprenti envisageant de créer ou reprendre une entreprise supposant l'obtention d'un diplôme
• Apprenti inscrit en tant que sportif de haut niveau
• Apprenti n'ayant pas obtenu son diplôme et concluant un nouveau contrat avec un autre employeur pour se présenter de nouveau à l'examen.
Le futur apprenti doit s’inscrire et passer les sélections liées au diplôme visé (soit via Parcoursup soit directement avec les sélections mises en place par les organismes de formations).
Les lycéens ou étudiants en recherche d’une réorientation sous statut apprenti) qui souhaitent s’inscrire en première année de l’enseignement supérieur doivent constituer un dossier et formuler des vœux sur Parcoursup.
Si vous candidatez sur Parcoursup sous le statut « apprenti » vous devrez obligatoirement justifier d’un employeur lors de votre entrée en formation pour intégrer l’école.
Les candidats qui souhaitent s’inscrire dans une formation gradée licence en apprentissage (Assistant de service social, Éducateur Spécialisé, Éducateur de jeunes enfants) doivent suivre les démarches d’inscription via Parcoursup. Il est impératif de passer la sélection, les candidats obtenant une note égale ou supérieure à 10 pourront intégrer l’école sous réserve de transmission de leur promesse d’embauche à l’assistante de formation de la filière.
En apprentissage il n'y a aucun coût pédagogique, ni de frais d'inscription à la charge de l’apprenti. Les coûts sont pris en charge par l’employeur, son OPCO ou OPCA (pour les employeurs de la Fonction Publique Hospitalière).
La formation est donc gratuite pour l'apprenti et pour son représentant légal (Art. L6211-1 du Code du Travail).
L’employeur prend en charge la rémunération de l’apprenti.
Oui, un apprenti peut être dans le secteur public non industriel et commercial (dont, notamment, les fonctions publiques d'État, territoriale et hospitalière) (articles L. 6227-1 à L. 6227-12 et D. 6271-1 à D. 6272-2 du code du travail).
Les conditions de l'apprentissage dans le secteur public sont les mêmes que dans le secteur privé.
Le financement est cependant différent selon le type de fonctions publiques.
Au regard de la date de début du cycle de formation théorique, un contrat d’apprentissage peut commencer à s’exécuter en entreprise au maximum trois mois avant celle-ci ou trois mois après celle-ci.
Normalement, l’objet du contrat d’apprentissage est de pouvoir présenter l’ensemble des épreuves nécessaires à l’obtention du titre ou du diplôme préparé. Ainsi, sa date de fin peut être, au plus tôt, à l’expiration du dernier jour de la dernière épreuve nécessaire à cette fin.
Toutefois, lors de la contractualisation initiale, il peut ne pas être possible de connaître le calendrier des épreuves terminales, et, à ce titre, il est permis, de prévoir une marge de sécurité d’au maximum deux mois au-delà de la date de fin prévisionnelle de ces épreuves.
Le contrat d'apprentissage peut prendre la forme d’1 CDD d'une durée de 6 mois au minimum à 3 ans au maximum. Il peut également être à durée indéterminée (CDI).
La durée du contrat est au moins égale à la durée du cycle de formation que l'apprenti prépare pour obtenir sa qualification.
La durée maximale du contrat peut être portée à 4 ans lorsque l'apprenti est un travailleur handicapé ou un sportif de haut niveau.
Non, l’employeur n’a pas l’obligation de recruter son apprenti à l’issue du contrat d’apprentissage.
De même, l’apprenti n’a pas d’obligation d’accepter une proposition d’emploi à l’issue de son contrat d’apprentissage.
Cependant, l'apprentissage, en donnant une première expérience professionnelle, favorise l’accès à l’emploi.
L'apprenti est un salarié de l'entreprise avec un contrat de travail, soumis au Code du travail.
Il perçoit donc une rémunération et bénéficie des avantages du contrat de travail (cotisation retraite, protection contre le licenciement, accès aux indemnités chômage à la fin du contrat, Congés payés et couverture sociale).
L’apprentissage est la solution idéale pour préparer son avenir professionnel.
Il permet d’apprendre un métier sur le terrain auprès d’une équipe de professionnels, d’être accompagné par un maître d’apprentissage tout au long de sa formation.
La formation est gratuite pour l’apprenti.
L’apprenti bénéficie d’une rémunération et des mêmes droits que les autres salariés de l’employeur.
L’apprenti peut bénéficier d’aides pour une période à l’étranger.
Il peut bénéficier d’un prêt d’ordinateur pendant la durée de sa formation.
Il est titulaire d’une carte étudiant des métiers lui permettant de bénéficier de réductions tarifaires identiques à celles des étudiants de l’enseignement supérieur.
Réalisez une lettre de motivation personnalisée mettant en valeur vos expériences en lien avec le secteur (stages, expériences professionnelles, bénévolat). Mentionnez au sein de votre lettre votre souhait de réaliser votre formation en contrat d’apprentissage avec le CFA PRAXIS.
Créez 1 CV avec une mise en page agréable, claire, mettant en avant vos points forts.
Transmettez votre candidature par courrier ou déposez-la en mains propres chez les employeurs au plus tard mi avril.
Parlez de votre projet au sein de vos réseaux familiaux et amicaux.
Restez vigilant sur les offres publiées sur les sites d’emploi, les job boards des employeurs ou sur le site https://jobs.praxis.alsace/
Participez aux salons, forums de recrutement et job dating.
Si vous êtes en situation de handicap, n’hésitez pas à informer le référent handicap du CFA si vous le souhaitez afin d’étudier la possibilité d’un accompagnement spécifique à votre recherche d’employeurs.
Les apprentis bénéficient de 5 jours ouvrables pour préparer leurs examens (c. trav. art. L. 6222-35). Le congé examen s’effectue dans le mois qui précède les épreuves terminales selon deux modalités :
1) Prioritairement au titre d’une semaine de révision organisée par son organisme de formation
2) Ou si le CFA n’a pas organisé une semaine de révision en plus du référentiel de formation initial, l'apprenti a droit à un congé supplémentaire de cinq jours ouvrables pour la préparation directe des épreuves
Ce congé donne droit au maintien du salaire.
Ce droit ne peut s’appliquer qu’une seule fois par contrat d’apprentissage.
Ce droit est inopérant dans le cadre de formation sanctionnée uniquement par un contrôle continu.
Le temps de travail de l'apprenti majeur est identique à celui des autres salariés.
La durée légale du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine.
La durée de travail journalière est limitée à 10 heures par jour.
Le temps de formation en CFA est du temps de travail effectif et compte dans l'horaire de travail.
La durée du travail d'un alternant de 18 ans et plus peut être augmentée afin qu’ils puissent travailler jusqu’à 48 heures sur une semaine ou 44 heures en moyenne sur 12 semaines.
Le temps de repos quotidien est au minimum de 11 heures consécutives.
Le temps de repos hebdomadaire est au minimum de 24 heures consécutives auquel se rajoute le temps de repos quotidien.
Toute heure de travail accomplie, à la demande de l'employeur, au-delà de la durée légale de 35 heures est une heure supplémentaire.
Les apprentis effectuant des heures supplémentaires sont rémunérés selon les dispositions conventionnelles ou légales applicables à l’entreprise.
Les heures supplémentaires peuvent être effectuées sans autorisation dans la limite de 220 heures par an.
Un apprenti majeur peut être amené à travailler de nuit et lors des weekend et jours fériés sous réserve de respecter les temps de repos légaux.
Des dispositions conventionnelles ou accords collectifs au sein de votre structure peuvent prévoir d’autres conditions.
Non, il n’est pas possible de redoubler une année du cycle de formation. Il est néanmoins possible de proroger son contrat d’apprentissage d’un an pour échec à l’examen en fin de cycle de formation. L’employeur peut accepter ou refuser cette prorogation. En cas de refus, il est possible de réaliser cette année de contrat auprès d’un autre employeur.
Les différents modes de rupture d’un contrat d’apprentissage sont les suivantes :
Rupture unilatérale de l’employeur ou de l’apprenti(e) pendant les 45 premiers jours en emploi, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectué par l’apprenti(e) (art. L.6222-18, al.1)
Rupture d’un commun accord entre l’apprenti(e) et l’employeur (art. L.6222-18, al.2)
Rupture en cas de force majeure (la rupture prend la forme d'un licenciement, art. L.6222-18, al.3)
Rupture en cas de faute grave de l'apprenti(e) (la rupture prend la forme d'un licenciement, art. L.6222-18, al.3)
Rupture en cas d’inaptitude de l’apprenti(e) constatée par le médecin du travail (la rupture prend la forme d’un licenciement, art. L.6222-18, al.3)
Rupture en cas de décès de l’employeur maître d'apprentissage dans le cadre d’une entreprise unipersonnelle (la rupture prend la forme d’un licenciement, art. L.6222-18, al.3)
Rupture à l’initiative de l’apprenti(e) après respect d’un préavis et sollicitation préalable du médiateur consulaire (art. L.6222-18, al.4)
Rupture en cas de liquidation judiciaire de l’employeur sans maintien de l'activité (art. L.6222-18, al.5)
Rupture en cas d’exclusion définitive de l’apprenti(e) par le CFA (art. L.6222-18-1)
Rupture en cas d’obtention du diplôme ou du titre de l’enseignement technologique préparé par l’apprenti(e) (fin du contrat à l’initiative de l’apprenti(e) après information de l’employeur, art. L.6222-19)
Rupture par décision administrative du directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle consécutive au risque sérieux d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale de l’apprenti(e) (L.6225-4 à L.6225-5)
Le décret n° 2026-168 relatif à l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis est publié depuis le 6 mars 2026. Il s’applique aux contrats d’apprentissage conclus à compter du 8 mars 2026 et jusqu’au 31 décembre 2026.
Entreprises de moins de 250 salariés
Entreprises de 250 salariés et plus
Pour les entreprises de 250 salariés et plus, son bénéfice reste conditionné au respect d’un seuil minimal d’alternants dans les effectifs (5% d’alternants dans l’effectif ou 3% mais avec une hausse de 10%). Les pourcentages sont évalués au 31/12 suivant la conclusion du contrat.
Exception
6 000 € lorsque l’apprenti est reconnu travailleur handicapé (RQTH)
→ quelle que soit la taille de l’entreprise ou le niveau de diplôme.
Quelques points à retenir également :
L’Agefiph peut également verser une à l’embauche d’un apprenti en situation de handicap.
Oui, c’est possible. Le dispositif qui permet au salarié déjà présent en CDI dans une entreprise de suspendre, en plein accord avec son employeur, son CDI pour conclure un contrat d’apprentissage avec ce même employeur est régi par l’article L. 6222-13 du code du travail.
Dans cette situation, l’ensemble du corpus juridique de l’apprentissage s’applique, dont, notamment, les conditions d’entrée en apprentissage (âge, titre ou diplôme, etc.), la présence d’un maître d’apprentissage, etc.
Les parties à l’avenant du CDI et au contrat d’apprentissage peuvent décider, d’un commun accord, du maintien de tout ou partie de la rémunération déjà perçue par le salarié au titre de son CDI.
Un tel contrat d’apprentissage ne peut être conclu que pour une durée limitée.
Pour ce faire, les deux parties au CDI doivent, avant toute chose, conclure un avenant de suspension temporaire au CDI en cours, avenant qui spécifiera, notamment, son objet, la date de début et la date de fin de la suspension (au regard des dates du cycle de formation théorique dans lequel le salarié sera inscrit en organisme de formation), son motif (intitulé du titre ou du diplôme préparé en apprentissage).